L’entrée dans l’enseignement supérieur représente une étape décisive dans la vie de vos enfants, mais aussi un investissement financier conséquent pour les parents. Entre les frais de scolarité, le logement étudiant, les déplacements et les dépenses quotidiennes, le budget nécessaire peut rapidement atteindre plusieurs milliers d’euros par an. Pour de nombreuses familles qui remboursent déjà un crédit immobilier et des prêts à la consommation, financer les études de leurs enfants devient un véritable casse-tête budgétaire.
Heureusement, des solutions existent pour concilier vos engagements financiers actuels avec ce nouveau projet essentiel.
Le regroupement de vos crédits apparaît comme une stratégie financière particulièrement adaptée pour dégager de la capacité budgétaire et accompagner sereinement vos enfants dans leurs études supérieures. Cette opération vous permet non seulement d’alléger vos mensualités, mais également d’intégrer une enveloppe de trésorerie dédiée au financement des études, le tout dans une seule mensualité maîtrisée.
Sommaire
1.Le coût réel des études supérieures en France
2.Pourquoi les crédits en cours compliquent le financement des études
3.Le regroupement de crédits : une solution pour financer les études
4.Intégrer une trésorerie études dans votre rachat de crédits
5.Les alternatives complémentaires au rachat de crédits
6.Les étapes pour réussir votre projet
1. Le coût réel des études supérieures en France
Avant d’envisager les solutions de financement, il est essentiel de mesurer l’investissement réel que représentent des études supérieures. Les montants varient considérablement selon le type d’établissement et le mode de vie de l’étudiant.
Les frais de scolarité
En France, les frais de scolarité dans les universités publiques restent relativement accessibles grâce à la prise en charge de l’État. Pour l’année universitaire 2025-2026, les droits d’inscription s’élèvent à 178 euros pour une licence, 254 euros pour un master et 397 euros pour un doctorat. S’ajoute à cela la contribution vie étudiante et de campus (CVEC) de 105 euros par an.
Cependant, la situation est radicalement différente dans les établissements privés, notamment les écoles de commerce et d’ingénieurs. Les frais de scolarité annuels peuvent varier de 5 000 à 15 000 euros selon les établissements, voire davantage dans les écoles les plus prestigieuses. Une école de commerce par exemple peut coûter entre 10 000 et 15 000 euros par an sur trois ou cinq ans, soit un investissement total pouvant atteindre 75 000 euros pour un cursus complet.
Les écoles d’ingénieurs affichent également des tarifs conséquents dans le secteur privé, avec des frais annuels oscillant entre 6 000 et 10 000 euros. Même dans le public, le diplôme d’ingénieur nécessite le paiement de 2 613 euros par an, un montant bien supérieur aux autres formations universitaires.
Les frais de logement
Le logement constitue le poste de dépense le plus important pour un étudiant qui quitte le domicile familial. Selon les dernières statistiques, le loyer moyen pour un logement étudiant en France s’établit autour de 609 euros par mois, soit plus de 7 300 euros sur une année universitaire de douze mois.
Ce montant peut considérablement varier selon les villes. À Paris et en Île-de-France, comptez entre 700 et 1 000 euros par mois pour un studio ou une chambre en résidence étudiante. Dans les grandes métropoles comme Lyon, Bordeaux, Toulouse ou Lille, les loyers oscillent entre 450 et 650 euros mensuels. Les villes de taille moyenne offrent des tarifs plus abordables, généralement compris entre 350 et 500 euros par mois.
À ces frais de location s’ajoutent les charges locatives (eau, électricité, internet, assurance habitation) qui représentent en moyenne 100 à 150 euros supplémentaires par mois. Même en bénéficiant des aides au logement de la CAF, le budget logement reste la principale préoccupation financière des étudiants et de leurs familles.
Les dépenses de vie courante
Au-delà du logement et des frais de scolarité, les études supérieures engendrent de nombreuses dépenses quotidiennes qu’il ne faut pas négliger dans votre budget prévisionnel. L’alimentation représente en moyenne 200 à 300 euros par mois, selon que l’étudiant cuisine lui-même ou mange régulièrement au restaurant universitaire.
Les transports constituent également un poste budgétaire significatif. Un abonnement aux transports en commun coûte entre 30 et 75 euros par mois selon les villes, auxquels s’ajoutent les trajets pour rentrer au domicile familial, particulièrement onéreux si l’étudiant étudie loin de chez lui. Comptez 100 à 300 euros par mois pour les déplacements régionaux en train.
Les fournitures scolaires, livres et matériel pédagogique représentent entre 300 et 500 euros par an selon les filières. Les étudiants en médecine, sciences ou arts peuvent avoir des besoins spécifiques nécessitant des investissements plus importants. N’oublions pas non plus les frais de téléphonie, d’habillement, de loisirs et de santé (mutuelle étudiante), qui ajoutent facilement 150 à 200 euros mensuels au budget.
Le budget global annuel
En additionnant l’ensemble de ces postes de dépenses, le coût d’une année d’études supérieures varie considérablement selon les choix d’orientation et de localisation. Pour un étudiant en université publique vivant dans une ville de taille moyenne, le budget annuel minimum se situe autour de 8 000 à 10 000 euros.
Pour un étudiant en école privée dans une grande métropole, ce montant peut facilement doubler ou tripler, atteignant 20 000 à 25 000 euros par an. Sur la durée totale d’un cursus de trois à cinq ans, l’investissement parental peut donc s’élever de 30 000 euros pour les études les plus économiques à plus de 100 000 euros pour les formations les plus onéreuses.
Ces chiffres prennent encore plus de relief lorsque plusieurs enfants d’une même fratrie poursuivent simultanément des études supérieures. Dans ce cas, le budget familial peut être mis sous forte tension, particulièrement si les parents remboursent déjà des crédits importants.
Rachat de crédits ent des études : accompagner leur réussite !
2. Pourquoi les crédits en cours compliquent le financement des études
De nombreux parents souhaitent accompagner financièrement leurs enfants dans leurs études supérieures, mais se heurtent à un obstacle majeur : leurs engagements financiers actuels limitent leur capacité à absorber de nouvelles dépenses mensuelles.
Le taux d’endettement, un frein à l’investissement
Le taux d’endettement représente la proportion de vos revenus consacrée au remboursement de vos crédits. Les établissements bancaires considèrent généralement qu’un taux d’endettement supérieur à 33-35 % de vos revenus nets constitue un risque financier. Au-delà de ce seuil, obtenir un nouveau crédit devient difficile, voire impossible.
Si vous remboursez déjà un crédit immobilier, un ou plusieurs crédits à la consommation (prêt auto, crédit travaux, crédit renouvelable), vos mensualités cumulées peuvent rapidement atteindre ou dépasser ce plafond de 35 %. Dans cette situation, contracter un nouveau prêt pour financer les études de vos enfants est irréalisable, même si votre intention est légitime.
Cette contrainte du taux d’endettement devient encore plus problématique lorsque vous approchez de l’âge de la retraite. Les banques prennent en compte la diminution prévisible de vos revenus futurs, ce qui réduit d’autant plus votre capacité d’emprunt au moment même où vos enfants entament leurs études supérieures.
Un reste à vivre insuffisant
Au-delà du calcul du taux d’endettement, les établissements bancaires analysent également votre reste à vivre, c’est-à-dire la somme dont vous disposez après avoir payé l’ensemble de vos charges fixes mensuelles. Ce reste à vivre doit être suffisant pour assurer vos dépenses courantes (alimentation, santé, loisirs) et faire face aux imprévus.
Si vos mensualités de crédit actuelles grèvent déjà lourdement votre budget mensuel, votre reste à vivre peut être trop faible pour envisager sereinement de nouvelles dépenses importantes comme le financement des études de vos enfants. Vous vous retrouvez alors dans une impasse : vous souhaitez aider vos enfants, mais votre situation financière ne vous le permet pas sans mettre en péril l’équilibre de votre foyer.
Cette situation est d’autant plus frustrante que vous disposez peut-être d’une stabilité professionnelle et de revenus corrects, mais vos engagements financiers passés bloquent votre capacité à investir dans ce nouveau projet familial prioritaire.
Le cumul de petits crédits pénalisants
Beaucoup de ménages se retrouvent avec plusieurs petits crédits à la consommation contractés à différents moments pour des besoins variés : achat d’une voiture, financement de travaux, acquisition d’équipements électroménagers, vacances familiales. Pris individuellement, ces crédits semblent gérables, mais leur cumul représente une charge mensuelle conséquente.
Le problème s’aggrave avec les taux d’intérêt souvent élevés des crédits à la consommation, particulièrement pour les crédits renouvelables qui peuvent atteindre des taux à deux chiffres. Ces crédits coûteux grèvent votre budget sans que vous en ayez toujours pleinement conscience, jusqu’au moment où un nouveau besoin de financement se présente.
Le financement des études de vos enfants arrive généralement à un moment où vous êtes au maximum de vos capacités financières : vous remboursez encore votre crédit immobilier, vos enfants grandissent et leurs besoins augmentent, et vous avez peut-être aussi accumulé quelques crédits à la consommation. C’est précisément dans cette configuration que le regroupement de crédits prend tout son sens.
3. Le regroupement de crédits : une solution pour financer les études
Face aux contraintes budgétaires liées aux crédits en cours, le regroupement de crédits apparaît comme une solution pragmatique et efficace pour dégager de la capacité financière et accompagner vos enfants dans leurs études supérieures.
Le principe du regroupement de crédits
Le regroupement de crédits, également appelé rachat de crédits, consiste à rassembler l’ensemble de vos emprunts en cours (crédit immobilier, crédits à la consommation, prêt auto, découvert bancaire) en un seul et unique prêt. Cette opération financière vous permet de ne plus avoir qu’un seul créancier, un seul taux d’intérêt et une seule mensualité à rembourser.
L’établissement financier qui accepte votre demande de regroupement rachète tous vos crédits actuels auprès de vos différents créanciers. Vos anciens prêts sont soldés et remplacés par un nouveau crédit unique dont les caractéristiques sont optimisées selon votre situation. Cette centralisation simplifie considérablement la gestion de votre budget familial.
Le principal avantage du regroupement réside dans la réduction de vos mensualités. En allongeant la durée de remboursement du nouveau prêt, vous diminuez le montant que vous devez payer chaque mois. Cette réduction peut atteindre 40 à 60 % de vos mensualités actuelles, libérant ainsi une marge de manœuvre financière substantielle pour financer les études de vos enfants.
Améliorer votre taux d’endettement
Au-delà de la simple réduction des mensualités, le regroupement de crédits améliore mécaniquement votre taux d’endettement. En diminuant vos charges mensuelles de crédit, vous réduisez la part de vos revenus consacrée au remboursement de vos dettes.
Cette amélioration du taux d’endettement peut être décisive si vous envisagez ultérieurement de contracter un prêt étudiant au nom de votre enfant en vous portant caution. Les banques examinent en effet la situation financière des garants avant d’accorder ce type de crédit. Un taux d’endettement maîtrisé renforce votre dossier et augmente vos chances d’obtenir un financement complémentaire si nécessaire.
De plus, un meilleur taux d’endettement vous offre une protection financière pour l’avenir. Si vos enfants ont besoin de soutien supplémentaire en cours d’études, ou si un imprévu survient dans votre vie personnelle, vous disposez d’une marge de manœuvre pour y faire face sans mettre en péril votre équilibre budgétaire.
Simplifier la gestion de votre budget
Le regroupement de crédits présente également un avantage pratique souvent sous-estimé : la simplification radicale de la gestion budgétaire. Plutôt que de jongler avec quatre ou cinq prélèvements différents à des dates variables du mois, vous n’avez plus qu’une seule échéance à honorer.
Cette simplification réduit le risque d’oubli de paiement et les frais d’incidents bancaires associés. Elle vous permet aussi de mieux visualiser votre budget mensuel et de planifier plus facilement les dépenses liées aux études de vos enfants. Vous savez précisément combien vous devez rembourser chaque mois, et le solde disponible pour les autres postes budgétaires devient plus lisible.
Cette clarté budgétaire est particulièrement précieuse lorsque vous devez gérer simultanément les dépenses courantes de votre foyer et les besoins spécifiques liés aux études supérieures. Vous pouvez établir un budget prévisionnel fiable et anticiper sereinement les différentes échéances de l’année universitaire.
4. Intégrer une trésorerie études dans votre rachat de crédits
L’un des atouts majeurs du regroupement de crédits réside dans la possibilité d’intégrer une enveloppe de trésorerie supplémentaire destinée spécifiquement au financement des études de vos enfants. Cette option transforme le rachat de crédits en un véritable outil de financement de projet.
Qu’est-ce qu’une trésorerie intégrée ?
La trésorerie intégrée dans un rachat de crédits correspond à un montant en capital qui s’ajoute au remboursement de vos crédits existants. Concrètement, l’établissement bancaire vous prête non seulement la somme nécessaire pour solder vos crédits actuels, mais également un montant supplémentaire que vous pouvez utiliser librement pour financer un projet spécifique.
Dans le cadre du financement des études de vos enfants, cette trésorerie peut servir à couvrir les frais de scolarité d’une école privée, financer l’installation dans un logement étudiant (caution, premiers loyers, équipements), acheter du matériel pédagogique spécifique, ou constituer une réserve pour les dépenses imprévues de la première année.
Cette solution présente l’avantage majeur d’éviter de contracter un nouveau crédit à la consommation aux taux généralement élevés. La trésorerie est intégrée dans votre mensualité unique de rachat de crédits, avec un taux global souvent plus avantageux que celui d’un prêt personnel classique. Vous bénéficiez ainsi d’un financement optimisé pour votre projet éducatif.
Déterminer le montant de trésorerie nécessaire
Pour définir le montant de trésorerie à intégrer dans votre rachat de crédits, commencez par établir un budget prévisionnel détaillé des études de votre enfant. Listez précisément les frais de scolarité annuels, le coût du logement sur douze mois, les dépenses de vie courante estimées, ainsi que les frais exceptionnels de première installation.
N’hésitez pas à prévoir une marge de sécurité de 10 à 15 % pour faire face aux imprévus. Les premières années d’études réservent souvent des surprises financières : frais de déplacement pour des stages, participation à des voyages pédagogiques, remplacement d’équipements défectueux, ou encore augmentation de loyer.
Vous pouvez opter pour une trésorerie couvrant soit une seule année d’études, soit plusieurs années si vous souhaitez sécuriser l’ensemble du parcours universitaire. Dans ce cas, le montant demandé sera plus important, mais vous aurez la certitude de pouvoir accompagner financièrement votre enfant jusqu’au bout de sa formation sans nouvelle sollicitation bancaire.
Les conditions d’obtention de la trésorerie
L’octroi d’une trésorerie dans le cadre d’un rachat de crédits n’est pas automatique. Les établissements bancaires évaluent votre situation financière globale pour s’assurer que vous pourrez assumer la nouvelle mensualité incluant cette somme supplémentaire. Votre taux d’endettement après rachat ne doit pas dépasser 35 %, et votre reste à vivre doit demeurer suffisant.
Les banques sont généralement favorables aux demandes de trésorerie liées au financement des études, car il s’agit d’un projet considéré comme légitime et raisonnable. Contrairement à une demande de trésorerie pour des dépenses de loisirs, le financement des études de vos enfants est perçu comme un investissement dans leur avenir, ce qui rassure les prêteurs.
Votre profil joue également un rôle dans l’acceptation de la trésorerie : stabilité professionnelle, ancienneté dans l’emploi, absence d’incidents bancaires récents constituent des atouts qui facilitent l’obtention d’un montant complémentaire. Si vous êtes propriétaire de votre résidence principale, cela renforce également votre dossier.
Utiliser efficacement la trésorerie obtenue
Une fois la trésorerie débloquée, il est essentiel de l’utiliser avec discernement pour qu’elle bénéficie réellement aux études de vos enfants. Établissez un plan de dépenses précis et résistez à la tentation d’utiliser cette somme pour d’autres besoins non prioritaires.
Vous pouvez choisir de verser régulièrement des sommes à votre enfant pour couvrir ses dépenses mensuelles, ou de régler directement certains frais importants comme le loyer ou les frais de scolarité. Certains parents préfèrent placer cette trésorerie sur un compte d’épargne rémunéré et effectuer des retraits au fur et à mesure des besoins réels.
Cette approche méthodique garantit que la trésorerie obtenue servira effectivement son objectif initial : offrir à votre enfant les meilleures conditions pour réussir ses études supérieures. C’est aussi un apprentissage pour votre enfant, qui apprend la valeur de l’argent et l’importance d’une gestion budgétaire responsable.
5. Les alternatives complémentaires au rachat de crédits
Bien que le regroupement de crédits soit une solution puissante pour financer les études de vos enfants, il peut être judicieux de l’associer à d’autres dispositifs pour optimiser votre stratégie financière globale.
- Le prêt étudiant garanti par l’État
- Les bourses et aides sociales
- L’épargne anticipée et l’assurance vie
- Le job étudiant et l’alternance
Le prêt étudiant garanti par l’État
Le prêt étudiant garanti par l’État représente une option intéressante pour les étudiants qui souhaitent financer eux-mêmes une partie de leurs études. Ce dispositif permet aux jeunes de moins de 28 ans de contracter un prêt jusqu’à 20 000 euros sans avoir à fournir de caution parentale ou de garantie personnelle, l’État se portant garant auprès de la banque.
Les conditions de ce prêt sont généralement avantageuses : taux d’intérêt compétitifs et possibilité de différé total de remboursement pendant toute la durée des études. L’étudiant ne commence à rembourser son emprunt qu’après l’obtention de son diplôme et son entrée dans la vie active, moment où il dispose normalement de revenus professionnels.
Coupler un rachat de crédits parental avec un prêt étudiant garanti par l’État permet de répartir l’effort financier entre les parents et l’étudiant. Les parents dégagent de la capacité budgétaire grâce au regroupement pour assumer les frais courants (logement, alimentation), tandis que l’étudiant finance ses frais de scolarité avec son propre emprunt qu’il remboursera une fois diplômé.
Les bourses et aides sociales
Les bourses sur critères sociaux du CROUS constituent une aide précieuse pour les familles dont les revenus sont modestes. Ces bourses sont calculées en fonction des revenus du foyer fiscal, du nombre d’enfants à charge et de la distance entre le domicile familial et le lieu d’études. Elles sont réparties en neuf échelons, le montant annuel variant de 1 454 euros à 6 335 euros pour l’année universitaire 2025-2026.
Les étudiants boursiers bénéficient également de l’exonération des droits d’inscription universitaires et de la CVEC, ce qui représente une économie supplémentaire. D’autres aides existent : l’aide au mérite pour les bacheliers mention très bien, l’aide à la mobilité internationale pour les stages à l’étranger, ou encore les aides d’urgence ponctuelles du CROUS pour faire face à des situations exceptionnelles.
Même si vos revenus dépassent légèrement les plafonds d’attribution des bourses, n’hésitez pas à effectuer une simulation sur le site du CROUS. Certaines familles avec plusieurs enfants à charge ou des situations particulières peuvent être éligibles à une aide partielle. Le cumul d’une bourse avec une réduction des mensualités grâce au rachat de crédits peut faire toute la différence.
L’épargne anticipée et l’assurance vie
Si vous avez eu la prévoyance d’épargner tôt pour les études de vos enfants via un contrat d’assurance vie, un Plan Épargne Logement ou un Livret A, ces sommes constituent un complément bienvenu au regroupement de crédits. Cette épargne peut être utilisée stratégiquement pour couvrir les dépenses exceptionnelles ou amortir les années les plus coûteuses.
L’assurance vie présente des avantages fiscaux intéressants après huit ans de détention. Les rachats partiels bénéficient d’un abattement annuel sur les plus-values (4 600 euros pour une personne seule, 9 200 euros pour un couple), ce qui permet de transmettre régulièrement des sommes à votre enfant étudiant sans fiscalité excessive.
L’idéal est d’utiliser votre épargne en complément du regroupement de crédits plutôt qu’en remplacement. Ainsi, vous préservez une réserve financière pour les imprévus ou pour d’autres projets familiaux, tout en profitant de la souplesse budgétaire que vous apporte la réduction de vos mensualités de crédit.
Le job étudiant et l’alternance
Encourager votre enfant à travailler pendant ses études, que ce soit via des jobs étudiants ou, mieux encore, par le biais de l’alternance, constitue une approche complémentaire au soutien financier parental. Les contrats d’apprentissage et de professionnalisation offrent à l’étudiant une rémunération tout en prenant en charge ses frais de scolarité.
L’alternance présente un double avantage : votre enfant acquiert une expérience professionnelle valorisante qui facilitera son insertion sur le marché du travail après son diplôme, et vous êtes déchargé des frais de scolarité qui sont assumés par l’entreprise d’accueil. Seuls les frais de vie courante restent à votre charge.
Cette solution n’est pas adaptée à toutes les formations, mais lorsqu’elle est possible, elle mérite d’être sérieusement considérée. Le regroupement de crédits vous permet alors de financer uniquement le logement et les dépenses quotidiennes de votre enfant, le montant de trésorerie nécessaire étant ainsi considérablement réduit.
6. Les étapes pour réussir votre projet
Mettre en place un regroupement de crédits pour financer les études de vos enfants nécessite une démarche structurée et méthodique. Voici les différentes étapes pour mener à bien votre projet.
⮕ Anticiper et planifier
L’anticipation est la clé d’un financement réussi des études supérieures.
Dès que votre enfant entre au lycée, commencez à échanger avec lui sur ses projets d’orientation. Renseignez-vous sur les filières qui l’intéressent, les établissements correspondants et leurs coûts respectifs. Cette visibilité précoce vous permet d’estimer le budget nécessaire et de préparer votre stratégie financière.
Établissez un budget prévisionnel détaillé incluant tous les postes de dépenses : frais de scolarité sur la durée totale du cursus, logement, vie courante, transport, équipements. N’oubliez pas d’intégrer une marge de sécurité d’environ 15 % pour absorber les imprévus et les augmentations éventuelles de tarifs au fil des années.
Cette planification vous permet également d’anticiper le moment optimal pour lancer votre demande de rachat de crédits. Idéalement, démarrez les démarches six à neuf mois avant la rentrée universitaire de votre enfant, afin que le nouveau crédit soit en place et la trésorerie disponible au moment où les premiers frais devront être réglés.
⮕ Faire le point sur votre situation financière
Avant de solliciter un regroupement de crédits, dressez un état précis de votre situation financière actuelle. Rassemblez les tableaux d’amortissement de tous vos crédits en cours, relevez les capitaux restant dus, les taux d’intérêt appliqués et les mensualités respectives.
Cette vision globale de votre endettement est indispensable pour mesurer le bénéfice potentiel d’un regroupement.
Analysez également vos revenus et vos charges fixes mensuelles. Calculez votre taux d’endettement actuel et votre reste à vivre pour déterminer la marge de manœuvre dont vous disposez. Cette analyse vous permet de définir le montant de mensualité souhaité après regroupement, en tenant compte des nouvelles dépenses liées aux études de votre enfant.
N’hésitez pas à utiliser les simulateurs en ligne pour obtenir une première estimation du montant de mensualité après rachat et du gain financier potentiel. Ces outils gratuits vous donnent rapidement une idée de la faisabilité de votre projet avant d’entamer des démarches plus formelles.
⮕ Solliciter l’expertise d’un courtier spécialisé
Le recours à un courtier spécialisé en regroupement de crédits comme Crédit Conseil de France apporte une véritable valeur ajoutée à votre projet. Les courtiers disposent d’une connaissance approfondie du marché du rachat de crédits et entretiennent des relations privilégiées avec de nombreux établissements bancaires partenaires.
Votre conseiller dédié étudie votre situation personnelle dans sa globalité, identifie la solution de financement la plus adaptée à votre profil et négocie pour vous auprès de ses partenaires bancaires les meilleures conditions de taux et de durée. Cette expertise augmente significativement vos chances d’obtenir un accord favorable.
Le courtier vous accompagne également dans la constitution de votre dossier en vous indiquant précisément les documents à fournir et en vérifiant leur conformité avant transmission. Cette assistance évite les allers-retours chronophages et accélère le traitement de votre demande. De plus, le courtier suit votre dossier jusqu’à son aboutissement, vous tenant informé à chaque étape.
⮕ Constituer et déposer votre dossier
La constitution du dossier de regroupement de crédits nécessite de rassembler plusieurs justificatifs. Prévoyez :
- vos trois derniers bulletins de salaire,
- votre dernier avis d’imposition,
- vos relevés d’identité bancaire,
- un justificatif de domicile récent, et
- une pièce d’identité en cours de validité.
Si vous êtes propriétaire, ajoutez le titre de propriété de votre bien immobilier.
Pour chaque crédit à regrouper, vous devrez fournir les tableaux d’amortissement ou les décomptes de remboursement anticipé fournis par vos créanciers actuels. Si vous souhaitez intégrer une trésorerie pour financer les études de vos enfants, préparez un document justifiant l’utilisation prévue de cette somme : devis de l’établissement d’enseignement, attestation d’inscription, estimation des frais de logement.
Un dossier complet et bien préparé accélère considérablement le traitement de votre demande. Les établissements bancaires peuvent ainsi analyser rapidement votre situation et vous transmettre une proposition formelle dans des délais raisonnables, généralement quelques semaines après le dépôt du dossier complet.
⮕ Obtenir l’accord de principe et l’offre définitive
Une fois votre dossier déposé, l’établissement bancaire procède à son analyse approfondie. Il évalue votre solvabilité, vérifie votre historique bancaire, calcule votre taux d’endettement après rachat et s’assure que le montant de trésorerie demandé est cohérent avec votre capacité de remboursement.
Si l’analyse est favorable, vous recevez un accord de principe précisant les grandes lignes de l’offre : montant total du nouveau crédit, durée de remboursement, taux d’intérêt global, montant de la mensualité unique. Cet accord de principe n’est pas encore contractuel mais constitue un engagement moral de la banque sous réserve de vérifications complémentaires.
L’offre définitive vous parvient ensuite sous forme d’un contrat de crédit conforme à la réglementation en vigueur. Ce document détaille l’ensemble des conditions financières :
- le montant emprunté,
- le TAEG (taux annuel effectif global),
- le montant des intérêts,
- le coût total du crédit,
- le calendrier des remboursements.
⮕ Finaliser l’opération et utiliser les fonds
Après l’acceptation de l’offre, l’établissement bancaire procède au déblocage des fonds. Il règle directement vos créanciers actuels pour solder vos anciens crédits, et vous verse la trésorerie destinée au financement des études de vos enfants sur votre compte bancaire.
Vérifiez attentivement que tous vos anciens crédits ont été effectivement remboursés en demandant des attestations de clôture à vos anciens créanciers. Conservez précieusement ces documents qui prouvent la fin de vos engagements antérieurs. Votre nouveau crédit unique entre alors en vigueur, et vous commencez à honorer la nouvelle mensualité selon l’échéancier convenu.
Utilisez la trésorerie obtenue conformément à l’objectif initial : règlement des frais de scolarité, caution et premiers loyers du logement étudiant, achat du matériel pédagogique nécessaire, constitution d’une réserve pour les dépenses courantes. Cette discipline d’utilisation garantit que l’investissement consenti servira réellement la réussite des études de votre enfant.
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