La banque en ligne est-elle faite pour vous ? Imprimer
Elle séduit de plus en plus de clients en France…
Les Français sont de plus en plus nombreux à prendre un compte dans une banque en ligne. La barre des 2 millions de clients a été franchie l’an dernier et «le marché est en forte croissance», souligne Maxime Chipoy, chargé de mission banque-assurance à l’UFC-Que Choisir. Pour preuve, ING Direct a enregistré une flambée de 76% des ouvertures de compte au dernier trimestre 2011 comparé à la même période de 2010, selon Les Echos de ce lundi.
Des services moins chers
Un succès qui ne doit rien au hasard. Comparées aux institutions financières classiques, les banques en ligne sont nettement moins chères. Elles permettent d’économiser de 35 à 60% selon la dernière étude menée par l’association de consommateurs CLCV qui parle d’«une alternative avantageuse en termes tarifaires».
Attention cependant. «Les avantages commerciaux de ces banques sont parfois déterminés par des niveaux de revenus par toujours accessibles à tout le monde», nuance Maxime Chipoy.
Ainsi, Boursorama banque, Fortuneo et ING Direct proposent, sous condition, la gratuité des services bancaires de base. «Les cartes bancaires sont accessibles gratuitement chez Boursorama sous conditions de ressources : revenu mensuel minimal de 1.350 euros net ou de 5.000 euros d’encours d’épargne pour une carte internationale de base et revenu mensuel minimal de 2.400 euros ou 10.000 euros d’encours d’épargne pour une carte Visa Premier. Chez Fortuneo, il faut disposer de 1.500 euros de revenu net mensuel ou de 5.000 euros d’épargne pour une carte internationale de base et d’un revenu net mensuel de 2.300 euros ou de 15.000 euros d’épargne pour une carte Gold Mastercard», détaille la CLCV.
Autonomie nécessaire
Ensuite, opter pour une banque en ligne nécessite d‘être un tant soit peu familier avec Internet. «Ouverture de compte, transactions, mise à jour, tout se fait via l’écran. Certes, cela a de nombreux avantages. Il suffit d’allumer son ordinateur à tout moment du jour ou de la nuit pour vérifier ses comptes, enclencher un virement, ordonner un arbitrage, etc. Mais cela exige d’avoir acquis suffisamment d’assurance et d’autonomie dans ce type de démarche», avertit l’UFC Que Choisir. Les consommateurs qui préfèrent rencontrer de visu un conseiller passeront donc leur chemin.
Malgré tout, le succès des banques en lignes n’a aucune raison de se démentir. Elles proposent désormais, selon Maxime Chipoy, «une offre relativement complète» (livrets bancaires, assurances-vie, sicav, FCP…) et développent le crédit avec notamment des prêts immobiliers. Or, aujourd’hui, les consommateurs changent d’établissements financiers surtout lors de l’acquisition d’un tel bien.
[ 21/02/2012 - 20 minutes ]








